Dans un contexte de concurrence exacerbée à l’échelle mondiale, le Maroc se positionne vis-à-vis des Etats-Unis comme un partenaire crédible, avec des perspectives stratégiques de grande envergure. C’est sous cet angle de vue que se tient la deuxième session du dialogue stratégique entre le Royaume et les Etats-Unis, et qui a été présidée notamment par M. Salaheddine Mezouar et M. John Kerry.

Dans l’ordre du jour, figure de prime abord la consolidation des relations de partenariat entre les deux pays. Ensuite, cette réunion vise à peaufiner le dialogue politique au sujet de la mission de la Minurso afin d’éviter tout éboulement pareil à celui de l’année précédente.

Cette rencontre permettrait également de débattre le problème sécuritaire dans la région et de renforcer les relations de coopération à ce niveau. Ce constat a été corroboré par la tournée royale en Afrique qui a donné un nouvel élan aux relations avec les états subsahariens et de marquer une coupure avec les vagues obscurantistes relatives aux groupes extrémistes. D’ailleurs, le Maroc est considéré comme un allié indéniable des Etats-Unis dans le domaine sécuritaire, notamment quand il s’agir de lutter contre le terrorisme et de faire face aux groupes extrémistes.

Sur le plan économique, l’occasion était propice afin de relancer le débat autour de l’accord de libre-échange conclu entre les deux pays. Il est à rappeler que cet accord entré en vigueur en 2006, ne permet pas au Maroc d’en tirer profit d’une manière équitable. En 2012, les investissements directs en provenance des Etats-Unis ont connu une recrudescence significative et se sont installés à près de 613 milliards de dollars.

En effet, les investisseurs marocains misent fortement sur cet accord. A ce sujet, M. Ahmed EL FEHDI, un investisseur marocain connu pour ses projets structurants,  ambitionne de promouvoir davantage cette zone de libre-échange sans pour autant que les intérêts des entreprises marocaines ne soient impactés.